L’Afrique du Sud mise sur le gaz pour la production énergétique

L’Afrique du Sud s’est fixée la vision d’entrer sur le marché mondial du gaz et de promouvoir le développement d’un marché du gaz, non seulement local mais aussi en Afrique australe, a déclaré mardi le ministre sud-africain de l’Energie, Mmamoloko Kubayi.

Pour les économies émergentes, le passage au gaz comme source concurrentielle, plus propre et plus flexible pour la production d’électricité est un changement de jeu, a déclaré le ministre lors du Sommet international de coopération gazière à Durban, dans la province de KwuZulu-Natal.

Le sommet de trois jours de lundi à mercredi, rassemble des centaines de représentants du monde entier pour coordonner les efforts visant à parvenir à un accès universel et durable à une énergie abordable.

Les participants ont convenu que le gaz constituerait un moteur de croissance économique et de développement dans les décennies à venir, alors que davantage de pays se tourneraient vers les économies gazières et investiraient dans des infrastructures d’importation pour répondre à la demande intérieure croissante.

L’offre de gaz naturel liquéfié (GNL) augmentera de 50% au cours des cinq prochaines années. Au cours des 20 prochaines années, le GNL se rapprochera du pétrole et du charbon et émergera comme un principal composant d’hydrocarbures d’un mélange plus durable pour alimenter l’économie mondiale, selon les participants à la réunion.

L’Afrique du Sud a entrepris un examen approfondi de toutes les lois et réglementations liées au développement efficace d’une industrie gazière dans le pays et nécessaire à cette fin.

« L’Afrique du Sud considère l’industrie du gaz comme un contributeur majeur pour relancer la croissance, protéger les niveaux de vie et faciliter la transformation économique », a déclaré M. Kubayi.

L’introduction du gaz en Afrique du Sud dans le bouquet énergétique pourrait également jouer un rôle majeur dans le développement régional, a suggéré le ministre.

L’approvisionnement en gaz en provenance des pays voisins comme le Mozambique peut aboutir à une situation gagnante-gagnante, car le gaz naturel stimulera l’activité économique le long des routes de transports au Mozambique et en Afrique du Sud, selon M. Kubayi.

Une industrie du GNL à petite échelle a par ailleurs l’avantage de produire de l’électricité hors réseau pour les besoins miniers et industriels dans les zones éloignées, a ajouté M. Kubayi.

Source: Xinhuanet